LA MÈCHE COURTE

05 – 08 nov. 2026

THE
WATCHING
MACHINE

Théâtre trompe-l’œil

Macarena Recuerda Shepherd

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5 au 8 nov. 2026

Sans paroles

714
ans

3e année à secondaire 2

InternationalThéâtreSoloArts visuelsSans parolesPremière nord-américaine

Vers le théâtre
            du futur !

Une captivante illusionniste nous fait pénétrer dans son studio spectaculaire par la petite porte magique. Elle y bricole, sous nos yeux TOTALEMENT ÉBAHIS, une foule d’hallucinations bluffantes, de trompe-l’œil et de jeux de lumière. Allons voir le monde à l’envers !

Macarena Recuerda Shepherd est l’alter ego scénique de l’artiste visuelle espagnole Lidia Zoilo González. Avec des objets du quotidien (lampes de poche, miroirs, ruban adhésif), cette queen des mirages chamboule nos perceptions. Elle se fait pousser un troisième bras, déforme son visage ou brouille malicieusement les lois de la gravité ! Poudre aux yeux ? Show de boucane ? Non ! À nos vies de plus en plus virtuelles, la prestidigitatrice lance une vraie question : savons-nous encore regarder ? Dans cette œuvre qui révèle tranquillement les trucs et astuces derrière chaque image, le théâtre devient un solide outil pour recalibrer son œil.


Équipe de création

Conception et interprétation
Macarena Recuerda
Lumière
Miriam Ubanet, Ana da Graça et George Marinov
Musique
Nieves Arilla, Elliot, Roger Puig, Nico Roig et Román Gil
Technique
George Marinov
Accompagnement à la création
Jorge Dutor
Production
Macarena Recuerda Shepherd

Avec le soutien du gouvernement basque, BAD Festival, Antic Teatre, El Graner, La Fundicion Bilbao, Harrobia et Zentro Azkuna

Merci à Conchita Pons et Enara Aranbide

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Présentation en collaboration avec Acción Cultural Española, L’Illusion et Diffusart Laval

Macarena Recuerda

Espagne

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Macarena Recuerda est une artiste espagnole formée en théâtre, en danse et en performance. Diplômée de l’Institut del Teatre de Barcelone, elle s’intéresse principalement aux projets de nature participative et intergénérationnelle visant à créer de nouvelles façons de rencontrer l’art. C’est ce qui l’anime et guide sa trajectoire.

Depuis 2012, son travail s’articule autour du rôle du spectateur. L’artiste se plaît à inventer des dispositifs qui sont autant de fenêtres pour jouer, créer et réfléchir à plusieurs. Ses dernières œuvres, dont le triptyque consacré à l’illusion (AY! YA!, The Watching Machine et Cosa), elle les qualifie d’ailleurs d’installations. Elle y explore un langage scénique audacieux et inusité. En plus de sa recherche artistique, Macarena Recuerda consacre son temps à la création d’espaces participatifs et pédagogiques. Deux pratiques intimement liées, qui se nourrissent l’une et l’autre en permanence.


CRÉDIT PHOTO : Macarena Recuerda

Activités spéciales

Les familles sont attendues 1 heure avant chaque représentation tout public pour profiter des activités ludiques offertes sur place. Découvrez comment s’anime L’Illusion à l’occasion du festival !

Une discussion avec l’artiste aura lieu après la représentation du samedi 7 novembre à 13h.

Dans les médias

The Watching Machine est un spectacle de théâtre visuel magnifique, drôle, stimulant, relaxant, fascinant et hypnotique, que quelqu’un a défini comme de l'illusionnisme performatif ; on pourrait aussi parler de recherche audiovisuelle sur l’éclairage. En tout cas, un jeu visuel indéfinissable de corps, de lumières, d'ombres, de miroirs et de reflets, d'une beauté plastique et poétique incontestable.

Ferran Baile, Recomana

Macarena Recuerda Shepherd nous invite à réapprendre à voir avec des yeux d’enfant, là où on a l'impression d’avoir déjà tout vu.

Carlos Loureda, Cine Invisible

Entretien

Quels effets visuels du spectacle s'inspirent directement des machines à illusion du XIXe siècle ?

Plusieurs de nos effets visuels s’inspirent d’inventions du XIXe siècle comme le Pepper's Ghost, les théâtres optiques ou les premiers systèmes de projection. Mon but n'était pas de reproduire ces machines, mais plutôt de comprendre les mécanismes de perception qu’elles activent. Je suis fascinée par cet instant précis où une image surgit, s'efface ou se métamorphose sous nos yeux. Le spectacle crée ainsi un dialogue entre ces dispositifs anciens et les technologies d’aujourd'hui pour explorer la construction de l’illusion et notre façon de regarder les images


Une chanson populaire des années 1960 passe en boucle pendant tout le spectacle. Pourquoi ce choix spécifique ?

Je cherchais une matière sonore capable d’installer une atmosphère suspendue, presque hypnotique. Cette piste musicale que nous avons retravaillée possède cette qualité rare : elle est à la fois familière et mystérieuse. Les trois versions que nous utilisons sont très différentes, mais elles partagent toutes ce même sentiment d’étrangeté. Leurs harmonies semblent flotter dans l’espace et font écho à la suspension visuelle de l’œuvre. Cette chanson devient un véritable paysage émotionnel qui enveloppe le public du début à la fin de la performance. Je vous mets au défi de la reconnaître.


Pourquoi avoir consacré un cycle de création entier (une trilogie) au thème de l’illusion ?

L’illusion traverse mon travail depuis longtemps car elle me permet de questionner notre rapport à la réalité. À travers cette trilogie, j'explore différentes manières de fabriquer l’image, de bousculer la perception et d’éveiller l’imaginaire du public. Ce qui m’intéresse par-dessus tout, c’est ce moment précis où le spectateur sait qu’il fait face à une illusion, mais choisit d’y croire quand même. L'illusion n'est pas une tromperie : c’est un moyen de comprendre comment nous imaginons, interprétons et donnons du sens au monde.