LA MÈCHE COURTE

04 – 08 nov. 2026

OISEAU

Théâtre

La POLKa

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4 au 8 nov. 2026

En français

9 – 14
ans

4e année à secondaire 2

InternationalThéâtreDramaturgiePremière nord-américaine

Vivants
et morts 
ligne
ouverte

Des enfants en deuil qui n’ont peur de rien se liguent à l’école pour faire la révolution : NON à ce monde discriminatoire réservé exclusivement aux vivants ! Quelle place réserve-t-on à nos morts là-dedans ? Dans cette astucieuse mise en scène, deux actrices d’une justesse chavirante portent entièrement cette histoire tendre et coup-de-poing à la fois. Débats enflammés post-spectacle garantis !

Mustafa a perdu son papa, Pamela a perdu son chien Kalamar. Dans leur désir d’exprimer tout haut ce qui les traverse, les deux enfants se heurtent au silence, parfois même à l’hostilité des adultes. Est-ce que la mort serait taboue ? Ces mini-rebelles vont rameuter tous les élèves, faire trembler la maîtresse, rendre folle la directrice, énerver le surveillant et affoler les parents. Les défunts eux-mêmes auront leur mot à dire ! Avec une confiance inégalée en l’intelligence des jeunes, l’autrice et metteuse en scène française Anna Nozière leur adresse, par ses créations, la question de la spiritualité. Une lampe de poche de plus dans leur coffre à outils d’humain·es.

Équipe de création

Texte, adaptation et mise en scène
Anna Nozière, d’après Oiseau d’Anna Nozière, publié aux Éditions Théâtrales Jeunesse
Avec
Kate France et Sofia Hisborn, ainsi que les voix de Loubna Dupuis Putelat et Samuel Simon, et la participation de Walid Riad et les enfants du centre social Courteline de Tours
Scénographie
Alban Ho Van
Assistance à la scénographie, aux costumes et aux accessoires
Emma Depoid
Lumière
Mathilde Domarle
Son
Nicolas de Gélis
Assistance à la mise en scène
Steve Brohon
Régie générale
Louisa Mercier
Régie son en tournée
Arnaud Olivier
Régie lumière et régie générale en tournée
Antoine Seigneur-Guerrini
Collaboration artistique
Patrick Haggiag
Stagiaires
Léa Moralès et Ambre Lentini
Accompagnement, collaboration et tissage
Anne de Amézaga
Administration
Réjane Michel
Diffusion et logistique de tournée
Floriane Brault
Production
La POLKa
Coproduction
Théâtre de la Cité – CDN Toulouse Occitanie, L’Estive – Scène nationale de Foix et d’Ariège, Le CRJP 72, réseau jeune public en Sarthe, La Mégisserie – Scène conventionnée de Saint Junien, TNBA – CDN de Bordeaux, Théâtre d’Arles, Théâtre Olympia – CDN de Tours, Le Lieu – Compagnie Florence Lavaud – St-Paul-de-Serre, Les Tréteaux de France - CDN, L’OARA, Office régional artistique de Nouvelle-Aquitaine, L’Iddac, Agence culturelle du département de la Gironde

Avec le soutien de la Chartreuse – CNES, de l’Azimut – Antony/Châtenay-Malabry et de la Ville de Pantin

Avec l’aide à la création ARTCENA et l’aide au projet et l’aide à la reprise DRAC Nouvelle-Aquitaine

Avec la participation artistique du Jeune Théâtre National et de l’ENSATT

Avec le soutien de l’Institut français dans le cadre du Programme international de diffusion artistique (PIDA)

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Présentation en collaboration avec Consulat général de France à Québec, Maison Théâtre et La Caserne  –  scène jeune public

Anna Nozière

France

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Autrice et metteuse en scène, Anna Nozière commence son aventure théâtrale à treize ans en créant une troupe avec ses ami·es, à la campagne. Une bétaillère transformée en coulisse, une console d’éclairage fabriquée avec un programmateur de lave-linge, des phares de voiture soudés à d’énormes boîtes de conserve en guise de projecteurs de poursuite… l’ambiance est posée. Vingt ans de troupe amateur plus tard, elle écrit Les fidèles (Histoire d’Annie Rozier), sur les fantômes de sa généalogie familiale. Par un incroyable hasard, le texte est lu par Laurent Fréchuret, directeur du Centre Dramatique National de Sartrouville. C’est le début d’une nouvelle aventure ! Publiée aux Solitaires Intempestifs, elle met en scène son texte au Théâtre national de Bordeaux en 2010. Le spectacle est joué à l’Odéon – Théâtre de l’Europe dans la foulée.

En 2016, elle lance un projet de recherche empirique autour des « relations que tissent entre eux les morts et les vivants » avec La POLKa, sa compagnie. Un laboratoire de création a lieu en 2017 au Théâtre de la Colline, qui en entraînera d’autres. Elle invente entre 2018 et 2021 plusieurs formes théâtrales inédites qui témoignent de la vitalité de cette expérience. On y retrouve des motifs récurrents dans son œuvre comme le rôle des fantômes ou la force du collectif. En parallèle et en écho, elle écrit Oiseau, qui aborde les relations entre vivants et morts et s’adresse aux enfants. Elle adapte et met en scène ce texte en 2023 au Théâtre de la Cité, à Toulouse, avant une longue tournée.

CRÉDIT PHOTO : Anne-Lise Achard

Le spectacle a reçu le soutien de

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Activités spéciales

Les familles sont attendues 1 heure avant chaque représentation tout public pour profiter des activités ludiques offertes sur place. Découvrez comment s’anime la Maison Théâtre, notre QG du festival !

Une discussion avec l’équipe du spectacle aura lieu après les représentations du samedi 7 novembre et du dimanche 8 novembre à 16h.


Dans les médias

«  Il y a des spectacles qui vous donnent de la tendresse au cœur, les larmes aux yeux, un sourire aux lèvres et des frissons de joie sur la peau. Oiseau est de ceux-là. Et cela fait un bien fou.  »

Françoise Sabatier Morel, TTTT TÉLÉRAMA

« Un spectacle remarquablement mis en scène avec deux actrices formidables, un peu de vidéo, mais juste ce qu’il faut, et beaucoup d’émotion, assurément l’un de nos coups de coeur de l’année. »

Maïa Bouteillet, PARIS MÔMES

«  Dans ce spectacle malicieux et plein de vie, les enfants se font les guides des adultes sur le chemin des morts. La mort en ce jardin prend des couleurs inusitées, mâtinées d’humour, pour apprivoiser la peur et l’angoisse.  »

Sarah Franck, ARTS-CHIPELS

«  Une pièce drôle et nécessaire qui parle avant tout de la vie. Anna Nozière nous invite à suivre une petite bande d'enfants absolument pas inquiets de parler de la mort.  »

Tiphaine Le Roy, THÉÂTRE(S)

Entretien

Qui sont les enfants dans les projections vidéo sur scène ?

J’ai recruté des enfants d’un atelier de théâtre dans le plus grand centre de loisirs de Tours, la ville où j’habite, et d’un centre social qui est près de chez moi. Le rôle de Mustafa est tenu par Walid : dès notre unique essai filmé, un coup de cœur réciproque est né. Après avoir rencontré ses parents pour obtenir leur autorisation, une belle amitié s’est nouée avec toute sa famille. Walid a bien grandi depuis le début du projet, mais je lui donne toujours des nouvelles ou je lui envoie des photos de tournée, notamment lorsqu’il est sur l'affiche dans telle ou telle ville. Il est très fier que le spectacle soit invité au Canada.


Une réaction inattendue ou touchante de la part d’une personne du public ?

Oh, il y en a eu tant ! À la première du spectacle, les jeunes se sont levé·es pour frapper des mains en rythme, accompagnant les enfants qui dansent dans le film. J’avais l’impression qu’iels faisaient la fête ensemble. Au Mans, après une représentation scolaire, un petit réfugié syrien ne parlant pas le français est revenu le soir même au spectacle en entraînant ses parents. Une petite fille m’a aussi glissé dans la main ce mot  : « J’ai vécu ça ». J’ai gardé le papier. Enfin, je n’oublierai jamais cette jeune fille de 11-12 ans qui venait de perdre sa mère et qui est venue témoigner au micro devant tous les autres enfants qui ont applaudi son courage. C’était bouleversant.


Pourquoi la mort est si tabou et cachée dans notre monde occidental actuel ?

Je ne sais pas si la mort est taboue, je parlerais plutôt de déni : la majorité des gens vivent sans s’y préparer, préférant ne pas y penser. La mort est d’ailleurs moins visible ici que dans les cultures qui la célèbrent par des rituels. Dans notre monde rationnel, les personnes qui dialoguent avec leurs défunts ou ressentent leur présence, voire qui inventent des relations plus libres et inventives avec les disparus, sont souvent disqualifiées par la société. Heureusement, le succès d’Oiseau auprès des enfants comme des adultes montre qu’en Occident, parler de la mort ensemble fait un bien fou et apporte beaucoup de joie.