LES DAUPHINS
ET
LES LICORNES
Danse-théâtre
Maï(g)wenn et les Orteils
6 au 7 nov. 2026
En français
ans
Secondaire 3 à 5
Patente-moi
un ARC-EN-CIEL
Six turbo interprètes, neurodivergent·es ou pas, recherchent LA chorégraphie PARFAITE sans y arriver ! C’est la faute à l’équipe des Licornes et à leurs insupportables paillettes ou à celle des Dauphins hashtag psychorigides ? Un grand bal punk qui célèbre avec humour — et une avalanche de costumes — l’art magnifique et compliqué de vivre ensemble.
On assiste à une sorte de rituel fascinant où deux équipes aux noms complètement farfelus essaient de créer collectivement un spectacle sans cesse dérangé par les pulsions individuelles : compétitivité, recherche frénétique du regard de l’autre, besoin d’approbation. Ces arrêts-stops placent les interprètes dans un état d’équilibre précaire, révélant par flashs instantanés leurs fragilités, leur humanité. Dans ce joyeux mix de danse contemporaine, de gigue, de prises de paroles décomplexées et de théâtralité, on reconnaît bien la signature inimitable de la compagnie de danse inclusive Maï(g)wenn et les Orteils. Méchant beau trip de gang !
Équipe de création
- Chorégraphie
- Maïgwenn Desbois, en collaboration avec les interprètes
- Avec
- Georges Nti Williams, Roxane Charest-Landry, Antoine Turmine, Léonie Bernier, Nicolas Labelle et Marianne Cyr
- Dramaturgie et conseil à la mise en scène
- Amélie Dumoulin
- Scénographie et costumes
- Margot Lacoste
- Lumière
- Catherine Fournier-Poirier
- Musique
- Chloé Lacasse
- Conseil artistique
- Jessica Serli
- Production
- Maï(g)wenn et les Orteils
Présentation en collaboration avec Théâtre Aux Écuries
Maïgwenn Desbois
Québec

Maïgwenn Desbois est directrice générale et artistique, chorégraphe et enseignante pour Maï(g)wenn et les Orteils (MELO), une compagnie de danse contemporaine qui a pour mission de créer des performances de qualité en danse inclusive issues de collaborations entre interprètes neurotypiques et neuroatypiques.
Grâce à la force et à l’authenticité du langage chorégraphique, MELO interpelle le public à propos du regard que porte la société sur le handicap. À travers la diffusion de ses œuvres et de ses activités de médiation culturelle, la compagnie offre une vitrine pour les artistes issu·es de la neurodiversité et œuvre à la reconnaissance de leur calibre professionnel.
L’approche ludique et sans prétention de Maïgwenn Desbois face à la création confère à chaque œuvre une esthétique brute, organique, qui ne cherche pas la perfection du mouvement, mais bien l’authenticité de celui-ci. La rencontre d’artistes neurotypiques/atypiques est au cœur de chaque processus. C’est le moteur qui nourrit la chorégraphe et lui permet de développer sa réflexion sur les rapports humains en les abordant au-delà du handicap intellectuel et/ou social.
CRÉDIT PHOTO : Maude Desbois
Activités spéciales
Une foule d’émotions vous ont traversé·es pendant le spectacle. Vous êtes avides de les partager, et peut-être avez-vous une question à poser aux artistes. C’est votre chance ! Après la représentation du samedi 7 novembre à 15h, vous êtes invité·es à une discussion avec l’équipe artistique.
Entretien
Qu'est-ce qui fait que George Nti William a été élu le capitaine de l'équipe des Licornes et qu’Antoine Turmine est le capitaine des Dauphins ?
Ça s’est installé sans que l’on s’en rende compte. D’un côté, George saisissait la moindre occasion d'exagérer, de chanter et de pousser l’improvisation vers l’extravagance. De l’autre, Antoine jouait les trouble-fêtes : le pragmatique importuné par les débordements, soucieux que tout reste ordonné et essayant tant bien que mal de faire giguer le groupe. L’excentrique contre l’ultra-pragmatique. Tous deux ont pris un plaisir fou à pousser ces traits opposés à l’extrême, si bien que les autres les ont naturellement désignés comme capitaines.
Comment on crée un spectacle de GANG en pandémie ?
Les règles étaient plus souples en contexte de travail. Les artistes portaient le masque, mais se donnaient la liberté d’entrer en contact durant les improvisations. On aurait pu imaginer que cela les aurait tous et toutes gardé à distance, mais c’est tout le contraire qui s’est produit : la grande majorité des improvisations de groupe se terminaient en « motton », les un·es sur les autres, empilé·es, collé·es. On sentait un besoin criant de rapprochement et de contact humain. Cela a donné une esthétique et une énergie fondatrice qui sont toujours demeurées.
Il y a plusieurs moments de chaos sur scène. Ils sont improvisés ou tout est orchestré ?
Si la dynamique de groupe et la dramaturgie donnent une impression de chaos, tout est en réalité orchestré et calculé. Chacun·e sait exactement ce qu’il ou elle a à faire, tout en devant faire preuve d’écoute, de souplesse et d’adaptation. Par exemple, les phrases que lit Antoine varient puisqu’il lit réellement les papiers qu’il trouve. Nicolas s amuse à déplacer des accessoires d’une housse à l’autre pour surprendre ses collègues, tandis que Marianne joue avec la durée des moments qu elle contrôle. Tout cela force l'équipe à rester ultra-présente.
Pour créer le spectacle, vous avez entre autres utilisé des bouts de papier sur lesquels vous avez rédigé des phrases étranges ou drôles entendues lors des répétitions. Vous pourriez nous partager votre top trois ?
Nos préférées à George, Roxane et moi 😊 (Bon, en réalité il y en a beaucoup plus que trois... Sachant qu’il y a six pages de petites phrases qui circulent pendant un show !) :
Sors de ta tête, George !
Je peux m’évanouir sur commande.
Je suis une vraie fée, câlisse.
Les piranhas sont parmi nous.
Rox : des nouveaux one-pieces toujours plus fabuleux les uns que les autres, jour après jour.
Toujours trop de nouveaux niveaux à apprendre pour être un être humain.
Orgie de chouchous.
Une chance que je suis noir, sinon je serais rouge.
Antoine nage vraiment bien.
Je vais t’obstiner jusqu’à la mort.
Enweille Marianne Cyr !
J’arrive pas à lire le petit papier.
Lâche pas le fucker des yeux.
Pourrais-tu s’il-te-plaît mourir. Merci.


