LA MÈCHE COURTE

04 – 07 nov. 2026

APRÈS
LE
DÉLUGE

Danse kaléidoscope

Julia B. Laperrière et Sébastien Provencher

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4 au 7 nov. 2026

Sans paroles

612
ans

2e à 6e année

Création 2026DanseArts visuelsMusique en directSans paroles

La boîte éclate
    le rose
      explose

Dans un monde bizarre, très carré, tout en noir et blanc, deux créatures de type humanoïde font une apparition explosive, perturbant l’ordre établi. Avec prudence et maladresse, elles s’efforcent de comprendre les lois de cet environnement KALÉIDOSCOPIQUE, peuplé de sonorités étranges et de mystérieuses boîtes. L’apparition possible de tentacules est à craindre ! Ou pas ?

Après un déluge ou une catastrophe, qu’est-ce qui peut émerger d’inusité ? De la poésie ? De la magie ? Les siamois artistiques Julia B. Laperrière et Sébastien Provencher signent et interprètent ensemble cette chorégraphie pleine d’accidents, d’ironie et de surprises, qui pulse au rythme d’une musique live. D’insolites objets marionnettiques aux formes organiques s’invitent également dans ce décor-damier. Et même s’il s’agit d’une excursion dans un univers décalé, pas le choix de réfléchir ici à notre propre envie de tout mettre en boîte et au pouvoir transformateur de ce cher Chaos. Sérieux, qu’est-ce qu’on serait sans lui ?

Équipe de création

Chorégraphie et conception
Julia B. Laperrière et Sébastien Provencher, en collaboration avec Sarah Wendt et Pascal Dufaux
Avec
Julia B. Laperrière et Sébastien Provencher
Scénographie
Hannah Dougherty
Lumière
Manon Pocq Saint Joan
Musique en direct
Braulio Bandeira - Deepneue
Confection des costumes
Paul Rose
Objets et accessoires
Sarah Wendt et Pascal Dufaux
Conseil artistique
Hélène Langevin
Oeil extérieur
Lucie Vigneault
Production déléguée
Lorganisme

Avec le soutien de Conseil des arts du Canada, Conseil des arts et des lettres du Québec, Conseil des arts de Montréal, Centre de création Boisbriand

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Coprésenté avec La Chapelle Scènes Contemporaines

En collaboration avec Goethe-Institut Montréal

Julia B. Laperrière

Québec et Allemagne

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Basée à Berlin, Julia B. Laperrière est une chorégraphe et interprète québécoise. Elle détient une maîtrise en chorégraphie du Centre Chorégraphique National de Montpellier. Évoluant entre Berlin, Montpellier et Montréal, le mélange des langues, des lieux, des pratiques, des collaborateur·rices et des genres — tant artistiques qu’identitaires — fait partie intégrante de sa trajectoire de créatrice. Julia s'intéresse à la scène jeune public depuis 2016, grâce notamment à une collaboration continue avec Alfredo Zinola et Micaela Kuhn dont l’approche expérimentale, réaffirmant au fil des propositions artistiques une confiance en l’intelligence et la sensibilité des jeunes spectateur·rices, la rejoint complètement.

Les dernières œuvres de Julia tournent présentement en Allemagne, en Belgique, au Canada, en France et en Norvège. En plus d’enseigner dans divers lieux dont les universités d’Osnabrück et Paul-Valéry, Julia est depuis 2023 membre du conseil d’administration de Zeitgenössischer Tanz Berlin e.V., où son travail se concentre sur des questions fondamentales pour le milieu artistique : la précarité comme condition du travail artistique, la représentation politique, l’accessibilité, la médiation, la collaboration entre les institutions et la diffusion de la danse.

CRÉDIT PHOTO : Phil Dera

Sébastien Provencher

Québec

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Chorégraphe et interprète montréalais, Sébastien Provencher s’intéresse aux formes de spectacles hybrides, à la frontière de plusieurs disciplines, où le corps et le mouvement sont au cœur de la proposition artistique. Privilégiant un rapport de proximité avec le public, il propose un art chorégraphique qui confronte, questionne, émeut. L’art vivant est pour lui objet d’engagement sociopolitique. Depuis 2020, il est membre artiste de Lorganisme, une structure de mutualisation pour chorégraphes indépendant·es. Il est aussi codirecteur artistique du festival de danse contemporaine FURIES à Marsoui, en Gaspésie. En parallèle à sa carrière de danseur, Sébastien a développé depuis plusieurs années une expertise en pédiatrie, en tant qu’ergothérapeute. Il œuvre maintenant en communauté innue sur la Côte-Nord.

Dans ses œuvres, il collabore étroitement avec ses partenaires à l’élaboration des dispositifs scénographiques, nourrissant sa pratique d’un vif intérêt pour les arts visuels. Son travail in situ occupe aujourd’hui une place centrale dans sa recherche, comme en témoigne Floreus, inspirée de l’artiste visuel Zachari Logan et présentée au Festival TransAmériques (2024). Avec plus d’une dizaine de créations à son actif, présentées entre autres à Montréal, à Toronto et en Allemagne, Après le Déluge est sa première création jeune public avec sa collaboratrice de longue date, Julia B. Laperrière.

CRÉDIT PHOTO : Justine Latour

Coprésenté avec

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Activités spéciales

Les familles sont attendues 1 heure avant chaque représentation tout public pour profiter des activités ludiques offertes sur place. Découvrez comment s’anime La Chapelle Scènes Contemporaines à l’occasion du festival !

Une discussion avec l’équipe du spectacle aura lieu après la représentation du vendredi 6 novembre à 19h.

Entretien

Au commencement étaient.... les boîtes, le décor, la musique, les corps ? Quelle est la première idée à l’origine de ce projet ?

Nous étions en résidence à Vienne et Julia s’était blessée au dos. Comme elle était très peu mobile, nous avons fait avec les moyens du bord : les boîtes étaient tout ce que nous avions pu dénicher dans le gros bac de recyclage juste à côté de notre studio. Du pur DIY ! C’est de là qu’est née toute la gestuelle du début du spectacle. Finalement, l’art est devenu le reflet de la situation de vie dans laquelle nous étions.


Comment le duo Wendt+Dufaux s'est-il impliqué dans la création ?

Sébastien connaissait déjà leur travail et nous admirions tous les deux leurs créations. Nous les avons donc invités à collaborer sur Après le Déluge. Comme ils avaient vu What Will Come, la version adulte du spectacle et en avaient aimé l'univers, la rencontre s'est faite très naturellement. Nos deux mondes se sont nourris l'un l'autre : leurs créations et objets ont enrichi nos mouvements, et inversement, poussant le processus créatif encore plus loin


Quelle partie de la chorégraphie est la plus exigeante physiquement ?

Le chaos ! Hehe… Suivre le rythme effréné et croissant du DJ, au milieu des imprévus et des objets qui volent un peu partout, c’est un défi de chaque instant. Cette section fonctionne uniquement si on réussit à maintenir l’intensité sur la durée, et c’est extrêmement exigeant pour nous physiquement.