SOLARIUM
Serre musicale
L'eau du bain

7 au 8 nov. 2026
Sans paroles
ans
Connexions
végétales
love
Et si on pouvait écouter une fougère chanter ? Dans un confortable salon aux allures de petite jungle enchantée, tu pourras découvrir, à ton rythme, rien de moins que la MUSIQUE DES PLANTES ! Il suffit de tendre la main — et l’oreille — au vivant.
Bienvenue dans cette serre musicale, une accueillante installation interactive GRATUITE. Tu pourras y flâner en famille et surtout toucher divers végétaux pour générer de surprenantes harmonies botaniques. Chaque pot est unique et fait sa musique. L’an dernier, L’eau du bain nous a ravi·es avec Refaire la Marguerite, un concert théâtral dont l’instrument principal était… l’eau ! Cette fois-ci, la compagnie outaouaise nous invite dans son cool studio d’enregistrement… pour le monde végétal. Une chance extraordinaire de pouvoir écouter ce qui ne s’entend pas. Ton géranium fait dire de ne pas manquer ça !
Équipe de création
- Conception
- Anne-Marie Ouellet et Thomas Sinou
- Scénographie
- Karine Galarneau
- Production
- L’eau du bain
Présenté en collaboration avec Atrium des Grands Ballets
Anne-Marie Ouellet
Québec

Professeure de théâtre à l’Université d’Ottawa et écrivaine de plateau, Anne-Marie Ouellet cherche des nouveaux modes de relations entre le son, la lumière et les corps en scène, explorés comme autant de matières brutes d’inspiration. Avec Thomas Sinou, elle codirige la compagnie L’eau du bain. À travers ses performances, comme ses installations et ses spectacles, L’eau du bain veut ouvrir des paysages inouïs et accueillants, dans lesquels le jeu se renouvelle de façon inattendue, offrant aux spectateur·rices une plongée dans une expérience hautement sensorielle. Dans les dernières années, L’eau du bain a présenté plusieurs œuvres tout public (Créatures, De glace, La chambre des enfants, Solarium et Le musée de la famille). Leur plus récente création, Refaire la Marguerite, présentée dans le cadre de la première édition du festival LA MÈCHE COURTE, a affiché complet et poursuit maintenant son parcours dans plusieurs théâtres au Québec et au Canada. En 2023, Anne-Marie a reçu le Prix du CALQ de l’artiste de l’année en Outaouais, soulignant sa démarche prospectrice et le caractère avant-gardiste de ses créations multidisciplinaires.
CRÉDIT PHOTO : Jonathan Lorange
Thomas Sinou
Québec

Thomas Sinou est né à Marseille. Il est diplômé de l’Institut supérieur des techniques du son. En 2006, il immigre au Canada où il travaille en tant que concepteur sonore et chef son pour différents festivals et concerts. Théâtre, danse et installations immersives deviennent pour lui autant d’espaces de rencontre où expérimenter la composition d’environnements sonores. Cet ingénieux du son conçoit des dispositifs médiatiques permettant divers jeux d’interaction entre le son, l’espace, les performeur·euses et les spectateur·rices. En 2008, il fonde la compagnie L’eau du bain avec Anne-Marie Ouellet pour créer des œuvres théâtrales performatives et sonores dans lesquelles l’imprévu est accueilli, bienvenu. Ensemble, ils façonnent le réel en y injectant de la fiction, éclairant avec douceur et acuité la part intime des individus. Après leur passage inoubliable à LA MÈCHE COURTE en 2025, L’eau du bain est de retour pour une deuxième fois au festival.
CRÉDIT PHOTO : Jonathan Lorange
Entretien
Dans cette installation, est-ce qu'on entend vraiment les plantes chanter ou ce sont des sons préenregistrés ?
On entend la musique secrète des plantes, mais il faut entrer en relation avec elles pour qu'elles se mettent à chanter. En les écoutant longtemps, de très près, nous avons pu détecter leur sonorité intime. Les sons ont été créés en lien avec la personnalité de chaque plante, et ils sont déclenchés par le contact entre l'humain et la plante. Parmi notre jungle enchantée, 16 plantes sont musicales et chacune possède sa propre voix.
Dans la vraie vie, est-ce que les plantes font du bruit ?
Ça dépend des plantes… et de l'endroit où elles poussent. Dans le vent, leurs feuilles murmurent. Les abeilles composent une tout autre mélodie en butinant. Si l'on tend vraiment l'oreille, on pourrait même entendre une chenille grignoter. Les plantes d'intérieur se font souvent plus discrètes, mais Solarium prouve qu'il suffit parfois de les caresser pour qu'elles s’enchantent.
Solarium tourne depuis quelques années déjà. Pouvez-vous nous raconter une belle anecdote de rencontre public/plante ?
Solarium a été présenté dans plusieurs villes et nous avons eu le bonheur d'y accueillir des visiteuses et visiteurs de tous âges, venu·es de différents pays. Ce qui nous émeut le plus, c'est de voir la barrière de la langue s'effacer alors que les plantes deviennent notre terrain de jeu commun. Elles nous permettent de communiquer autrement, dans la simplicité du jeu. Les plantes nous servent alors de traductrices : elles chantent ce que les mots ne savent pas toujours dire.


